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Ça y est, nous sommes passé au plus près de Pluton! Et tout fonctionne comme prévus! c'est d'ailleurs ce qui est montre dans la vidéo qui suis : News horizon a envoyé le nombre de donnée scientifiques qu'il a collecté (pas les données en elles même), et tout coïncide parfaitement avec ce qui a été programmé.


Emily Lakdwalla, journaliste chez planetary society depuis 2005, nous décrit ses premières impressions et nous rapporte certains détails qu'elle a pu avoir auprès des scientifiques de mission sur place :

"Ouah, la surface est variée. Je vois tant de différentes sortes de terrain. "Le cœur" s'est séparé en deux différente surfaces, une très lisse à l'ouest et un plus épart à l'est. [...]

Pluton et Charon en fausses couleurs. l'image montre la diversité de la composition de la surface.

À gauche du cœur, dans la zone sombre particulièrement, il y a plusieurs caractéristiques circulaires qui sont clairement des cratères d'impact. Demain nous obtiendrons une autre photo qui sera très semblable à celle-ci, mais prise sous un angle légèrement différent, qui nous donnera des informations 3D pour aider voir si les caractéristiques circulaires ont bien des formes de cratère.



J'ai croise Will Grundy dans le couloir, il a réalisé beaucoup d'observation de pluton à partir de la terre . Il m'a dit qu'ils ont spécifiquement visé cet hémisphère parce qu'ils savaient déjà qu'il contiendrait la partie la plus contrastée de la surface. Nous savons déjà que le côté gauche "du cœur" est fait de glace de monoxyde de carbone. Il est étonné et heureux que les observations terrestres et les photo de News Horizon coïncident autant."



Et enfin, parce que les américains aime se la donner niveaux social, régalez vous en regardant cette superbe vidéo.






Sea dragon est une fusée conçue par Robert Truax qui fut proposée à l’époque comme concurrente de la saturn V, mais les ingénieurs de la NASA n’étaient pas trop fan de la simplicité du truc et ont préféré faire un truc avec plus de turbopompes et de moteurs cryotechniques complexes pour faire travailler un peu l’Amérique sur un projet dur et difficile. Car à cette époque, c'est à dire aux alentours de 1962, la guerre froide faisait rage, et c’était important de montrer sa suprématie technologique. Ce qui est dommage : une fusée deux fois plus complexe aurait tendance à coûter énormément plus cher qu'une deux fois plus grosse (pour un même degré d’efficacité).


Car voilà le truc : cette fusée, simple à souhait, est absolument gigantesque. Le premier étage de la saturnV pourrait rentrer dans la tuyère du premier étage du Sea dragon presque en entier. Le Sea dragon pourrait envoyer la station spatiale internationale entière en orbite, et ce, d'un seul coup sans problème. Sa capacité de charge utile est en effet de 450 tonnes en orbite basse. Par comparaison, le plus gros que l'on puisse faire avec nos fusées du moment c'est 30 tonnes avec la delta V heavy. Même la version la plus avancée du SLS ne pourra emporter "que. 120 tonnes en orbite.


Mais sa véritable "force" si j'ose dire, c'est sa simplicité. Ici, il n'y a pas de turbopompes coûteuses et complexes pour amener les carburants dans plein de "petits" moteurs comme ceux du premier étage de la saturnV, les réservoirs sont mis sous pression grâce à du nitrogène liquide (le gaz neutre par excellence). Le carburant est donc injecté via deux énormes vannes, dans une seule et même tuyère de 23 mètres de diamètre. Ce n'est vraiment pas ce qu'il y a de plus efficace, mais on s'en fout parce que c'est tellement gros, que cela n'a plus aucune importance. Quant au deuxième étage, c'est quasiment une copie conforme du premier légèrement plus adapté aux conditions du vide spatial. Celui-ci est, d'ailleurs, contrôlé par 4 moteurs périphériques dont chacun est aussi puissant qu'une falcon9.


La flamme en dessous du moteur ferait 1 kilomètre et demi de longueur. il n'y a jamais eu d’étude sur l'impact d'un lancement sur l'environnement, mais on peut aisément imaginer que chaque lancement aurait tendance à littéralement exploser l’écosystème environnant. Même si d’après les calculs, les membres d’équipage peuvent survivre aux vibrations du décollage, quiconque se tiendrait dans un rayon de 8 km serait grièvement blessé à cause du niveau sonore avoisinant les 165 db(calculs à l'appui!).


Vous vous demandez certainement avec envie à quoi aurait pu ressembler la rampe de lancement de ce Goliath de l’astronautique? à rien du tout, et pour cause, on n'en aurait pas eu besoin : le Sea dragon était supposé être tiré de l’océan Pacifique, immerge jusqu'aux 3/4. Un ballast tirait ainsi la fusée vers le fond de l'eau pour que la fusée se tienne droite. Les membres d’équipage accédaient ensuite en bateau au module de commande. Le ballast était ensuite détaché de la fusée par des boulons explosifs et la fusée pouvait enfin décoller "tranquillement". C'est une solution super-économique : pas de coût supplémentaire pour construire une rampe de lancement, tir de l’équateur pour profiter de la rotation de la terre, les avantages sont nombreux...


Mais il faut bien la construire quelque part cette fusée?! y a-t-il un bâtiment assez grand pour accueillir le sea dragon? est-ce que le VAB (vertical Assembly Building) "suffirait" ? en fait non, cette fusée est juste trop grosse. Mais la solution est encore plus simple en réalité : vue que la fusée était tractée en bateau jusqu’à son lieu de lancement, autant utiliser les bases de sous-marins pour la construction. D'autant plus que pour le coup, la construction d'un sous-marin n'était pas si loin de celle du sea dragon étant donné que le sea dragon est fait d'acier de 8cm d’épaisseur. De plus, la proximité avec les bateaux de la marine américaine facilitait grandement le transport jusqu'au lieu de tir.


C'est bon? vous achetez? d’après de récents calcul, et d’après les lois en vigueur actuellement, ça vous fera 5.8 milliard de dollars pour le développement qui comprendrait normalement 5 lancements de qualifications. Le retour sur investissement est tout simplement énorme : 300%. C'est en parti du au faible coût de lancement : 50$ par Kilogrammes et 500 millions de dollar par lancement (c'est pas grand chose au vue de la capacité du sea dragon...).



EST-CE BIEN RAISONNABLE?








 

La lune la plus étrange dans le Système Solaire est jaune vif. Cette image, une tentative de montrer comment Io apparaîtrait dans "les vraies couleurs" perceptible à l’œil humain moyen, a été prise en juillet 1999 par la sonde spatiale Galileo qui orbitait Jupiter de 1995 à 2003.



Les couleurs d'Io proviennent du soufre et la roche de silicate fondue. La surface inhabituelle d'Io est gardée très jeune par son système de volcans en activité.


Les force de marée intense de Jupiter étire Io pendant que la pauvre lune amortit les oscillations causées par les autre lunes Galiléennes. La friction résultante chauffe énormément l'intérieur d'Io. La roche fondue éclate ensuite à la surface. La lave volcanique d'Io est parfois si chaude que la lune est visible dans le noir complet.

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n’hésitez pas à aller voir la simulation du survol

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"J'ai utilisé des images de Voyager des lunes de Jupiter et de Saturne comme substitue à Pluton, Charon , Nix et Hydra.

  • Ganymede pour Pluton
  • Téthys et Rhea pour Charon
  • Janus et Hyperion pour Nix et Hydra 

Ne prenez pas les comparaisons entre les lunes et les objets de la ceinture de Kuiper trop littéralement : cette comparaison est juste destinée à vous donner une idée de la largeur de champs des camera lors de la rencontre avec le système plutonien. Depuis la première fois que je posté cet article, j'ai eu à réduire les tailles apparentes de Nix et Hydra d'environ de moitié pour correspondre aux nouvelles estimations de Hubble de leurs diamètres."

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Protocase est en fait une simple entreprise à qui vous pouvez confier la réalisation de boitier en métal pour vos équipement électroniques.

C'est extrêmement spécifique, seulement ils offrent aussi la possibilité aux étudiants qui veulent participer au concours de robotique d'utiliser leur équipements pour fabriquer toutes les pièces dont ils ont besoins pour leurs rovers. Ils agissent donc en tant que sponsor.

Découvrez donc dans la vidéo en quoi consiste le concours, le tout sur une grosse musique bien épique qui masque complètement ce que dit la Voix-Off à la fin.


un exemple de ce que fait Protocase normalement.


La nouvelle est tombée récemment, la mission Rosetta sera prolongée jusqu'à la fin septembre 2016 (un ans de plus!), et finira (à priori) par un atterrissage de l'orbiteur.



Le but du prolongement est de pouvoir faire des études comparatives sur l'avant/après passage près du soleil (le périhélie de l'orbite). En effet, en se rapprochant, la comète 67P s'active de plus en plus, la surface se sublime et des jets de matière s’échappent de la surface en un long panache.


Cette perte de matière est un sujet d’étude passionnant, et le fait de pouvoir étudier la comète sur son "déclin" est une opportunité sans précédents.

La comète passant derrière le soleil, les observations vues de la terre seront difficiles, mais grâce à Rosetta, il nous sera possible de pouvoir avoir des informations quand même.

Une fois que la comète se sera éloignée suffisamment du soleil et qu'elle aura cessée d’émettre de la matière, Rosetta pourra se rapprocher et essayer de voir si elle peut avoir enfin une image du lieu atterrissage final de Philae.


Viendra finalement le temps du manque de carburant. Le plus simple est finalement de poser l'orbiteur sur la surface de la comète (une telle manœuvre a déjà été réalisée par l'orbiteur NEAR Shoemaker) afin de ramener toujours plus de données scientifiques. La descente sera étalée sur une période de 3 mois.


Seulement, une fois posée sur le sol, la sonde ne pourra plus fonctionner correctement à cause de l’impossibilité de s'orienter vers la terre. L'envoie de donnée en sera trop perturbé. L'apport en énergie solaire s'amoindrira également à cause de l’ensoleillement (en orbite, elle n'avait pas ce probleme d’être dans l'ombre).

Cet atterrissage mettra donc fin à une mission dont le succès est définitivement historique. La mission Rosetta restera longtemps dans les annales de l'exploration du système solaire.


Sur la première photo on voit la sonde martienne Phoenix qui vient juste d'ouvrir son parachute avec le cratère Heimdall en arrière plan. On a l'impression qu'elle descends direct dans le cratère, alors qu'elle est réalité 10 km devant... La photo a été prise de très loin par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter avec un télescope (HIRISE) qui écrase la perspective.


Sur la deuxième, on voit la position très au nord du cratère Heimdall (le point rouge).

Map Source

source

StoneAerospace.

C'est la boîte qui développe les solutions de demain pour l'exploration d'Europe. La NASA leur a d’ailleurs versé 4 millions de dollars afin de pouvoir poursuivre le développement de ce qui pourrait être, à l'avenir, LA mission de demain.



L’idée est assez simple : un atterrisseur se pose sur Europe, sur un terrain relativement plat préalablement repéré et choisi lors d'une mission de reconnaissance en orbite. Sur cet atterrisseur se trouve de quoi produire de l’énergie et communiquer avec la terre, et également une sonde tubulaire qui sera capable de faire fondre la glace. Et dans cette sonde se trouve finalement un robot sous-marin autonome qui pourra aller explorer l’océan.
3 parties donc : une centrale à énergie, un perforateur (VALKYRIE), et le sous-marin (DEPTHX).



La principale difficulté (sans compter les radiations intenses liées à la proximité de Jupiter), c'est de pouvoir creuser entre 30 et 60 km de glace, et ce, en évitant les rochers susceptibles de bloquer la route. Il faut évidemment une grosse quantité d’énergie et c'est là que la solution de StoneAerospace est maligne. Un gros laser de quelques Mégawatts reste à la surface et fournissent de l’énergie via une longue fibre optique reliée au perforateur. Celui-ci fait fondre la glace devant lui, l'utilise pour refroidir quelques systèmes internes, et la recrache derrière lui. Résultat : il avance.


On suppose que le chemin vers l’océan sera parsemé de roc qu'il faudra éviter. Le perforateur est donc équipé de systèmes de détection radar afin de choisir la meilleure route, et il est également articulé pour pouvoir changer de direction en conséquence.

Une fois arrive dans l’océan, un petit robot est largué. Il se doit d’être absolument autonome. Il est en effet impossible de communiquer à travers 30km de glace et de roche... et quand bien même cela serait possible, il faudrait tout de même entre 49minutes et 1h20 pour que les signaux parviennent jusqu’à nous, donc bon.

Voici une vidéo tirée d'un DVD. c'est pas très propre, mais ça a la mérite de bien expliquer le déroulement d'une mission vers Europe.



Voici quelques photos de l’équipe de StoneAerospace en train d'effectuer des tests sur le glacier de Matanuska dans l’Alaska.





source

stoneaerospace.com


Ces images ont été acquises très récemment lors d'un survol de la lune Dioné par la sonde Cassini actuellement en orbite autour de Saturne.


Il existe sur la Lune des milliers de caves comme celle la.

Outre le fait que ça fait un scénario de science-fiction-Horreur tout prêt, c'est en réalité des endroits très intéressants pour la future exploration lunaire.

Le Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) est un petit satellite que les américains ont envoyé en 2009 pour faire une cartographie très précise de la lune pour préparer le terrain pour les missions habitées du programme constellation. Même si ce programme a été annulé depuis, la sonde continue sa mission et nous abreuve tous les jours de photos splendides et de cartes d'une précision inégalée.

On connait mieux la surface de la lune que la surface de la terre en réalité. Et pour cause : les trois-quart de la terre est recouverte d’océan...





L’intérêt majeur de ces caves c'est la protection qu'elle offrent contre les radiations. Plutôt que de bâtir une base super complexe avec protections contre les radiations, les micro-météorites, les vents solaires destructeurs, une simple tente 2Secondes hermétique suffirait... (enfin presque hein) L'autre intérêt est aussi géologique, ça nous évite de creuser pour aller voir plus en profondeur l’intérieur de la Lune... simple.

La société Astrobotic (qui participe au google lunar Xprize) a d'ailleurs décidé de se poser à coté d'un trou et d'aller l'explorer avec un rover de leur conception. Une façon pour eux de se faire "un peu" de pub et de gagner le concours en même temps.


La lune, même si elle est l’objet le plus près de nous, reste néanmoins un puzzle complexe, un livre qu'à moitié ouvert sur la création du système solaire dont il nous faudrait encore déchiffrer une grande partie...

Cette photo qui date du moment Philae s'est posé, il y a 7 mois résume bien l’état d'excitation dans lequel j’étais quand j'ai appris la nouvelle ce dimanche. J'avais malheureusement des trucs à faire, d’où mon précédent article plus qu’évasif...



Si vous vous rappelez bien,

Philae s'est réveillé d'une longue sieste a l'ombre et au frais qui a duré  7 mois. En effet, suite à une défaillance des harpons et des petits propulseurs qui auraient dû le plaquer au sol, Philae n'a rien fais du tout et a rebondis dans un coin sombre de la comète, ou le soleil ne pouvait pas alimenter convenablement ses panneaux solaires.

les batterie s’épuisant, Philae emporte avec lui une grosse partie de la science collectée...

image prise 40m de la comète.

Seulement, la comète s’étant rapprochée du soleil et daignant se mettre dans une bonne orientation, Philae a pu se réveillé.


Réveillé mais muet.

Il faut effectivement moins d’énergie pour écouter un signal que pour en envoyer un. Philae n’échappe pas à la règle : il est possible que philae soit "réveillé" depuis un moment, mais n'ait pas encore assez d’énergie pour dire qu'il a bien reçus les message que lui envoyait Rosetta.

Sachant qu'il lui fallait atteindre un certain degré d’énergie pour d'abord se réchauffer, puis ensuite émettre, le silence était tout d'abord la seule réponse.


Quand soudain,

Philae se réveille, et le signale ! ça tombe bien, parce l'ESA avait commencer  à vouloir faire des bêtises : Il était envisagé à un moment de carrément poser l'orbiteur Rosetta sur la comète pour en savoir un peu plus sur la science à la surface.


Et ce qui est cool, c'est qu'il restait apparemment plein de données que Philae avait pas eu le temps d'envoyer qu'il va maintenant pouvoir avoir le loisir de transmettre tranquillement.

Et c'est ce qu'il fais depuis qu'il est réveillé, il envoie petit à petit (10 secondes de signaux par ci par la) : 2 "slaves" de communication ont encore eu lieu cette nuit.

un nouveau panorama du sol de la comète est aussi prévus dans les bacs, soyez donc sur vos gardes, je vous le posterai des qu'il sortira!

une partie du "panorama" que Philae a pu transmettre avant de faire dodo